Votre crédit et les assurances

09.08.2018

Nouvelles de nos voisins du sud... Une experience intéressante

S'ils sont encore réfractaires à l'idée de changer de banque, les Français n'hésitent presque plus à faire jouer la concurrence pour choisir l'assurance de leur crédit immobilier.

Ces dernières années, les lois se sont succédé pour permettre aux emprunteurs de souscrire un contrat autre que celui proposé par la banque prêteuse. La dernière est entrée en vigueur en janvier. Elle autorise les emprunteurs à changer tous les ans l'assurance de leur prêt en signifiant la résiliation avant la date d'échéance.

« Lors de la souscription de leur crédit immobilier, les emprunteurs sont de plus en plus nombreux à demander des devis chez des assureurs concurrents de leur banque », constate Stéphane Soudeix, directeur général délégué du courtier CBP France. Les jeunes cadres (moins de 35 ans), non fumeurs et en bonne santé, sont ceux qui ont le plus à gagner. Dans certains cas, ils parviennent à diviser par deux ou plus le montant de l'assurance-emprunteur.

A contrario, les fumeurs ou les plus de 55 ans ont moins d'intérêt à souscrire un contrat individuel, d'autant que les banques, qui tiennent la plus grande partie de ce marché avec leurs contrats de groupe (85 % des cotisations), s'adaptent au renforcement de la concurrence.

Après avoir abaissé les tarifs de 20 % à 25 % en moyenne au cours des dix dernières années, sous la pression des nouvelles lois, elles commencent à revoir leurs contrats. Ceux-ci sont davantage personnalisés et segmentés en fonction notamment de l'âge de l'assuré ou de sa profession, à l'image des contrats individuels proposés par les assureurs. Ils sont aussi moins chers pour les clients les plus courtisés par le marché. On commence aussi à voir fleurir de nouveaux contrats dont le montant des primes est calculé à partir du capital restant dû (c'est-à-dire à rembourser) et non plus du capital initialement emprunté. Résultat, le montant de la cotisation n'est plus constant, comme c'est le cas aujourd'hui. L'emprunteur paie beaucoup plus cher au début du prêt (0, 54 % au lieu de 0,2 % ou 0,3 % par exemple), et sa cotisation diminue au fil des ans. Le Crédit agricole, qui s'apprête à lancer au début de 2019 une nouvelle gamme d'assurances-emprunteur, proposera ce type de contrat. « Cela nous permettra de fidéliser les clients », reconnaît Henri Le Bihan, directeur général adjoint de Crédit agricole Assurances. Les emprunteurs, sachant que leur cotisation va baisser, devraient ainsi être moins tentés de changer d'assureur en cours de route.Encore des freinsPour l'heure, les résiliations de contrats sont très peu nombreuses. « Nous avons reçu peu de demandes, ce qui nous surprend car nous envisagions une vague plus importante de résiliations, constate Henri Le Bihan. Cela représente environ 2 % de notre portefeuille de contrats, mais nous parvenons à retenir les deux tiers des clients. » « Le tsunami annoncé ne s'est pas produit et il ne se produira pas, avance Stéphane Soudeix. Le potentiel d'économie n'est pas toujours suffisant - selon l'âge ou la durée restante du prêt - pour justifier de nouvelles démarches administratives. » Ainsi, le gain pour un jeune couple de moins de 40 ans, qui emprunte 130 000 euros sur 18 ans est de l'ordre de 7 000 euros, soit 380 euros par an.

Mais certains assureurs tiennent les banques pour responsables du manque de fluidité du marché. « Il existe une ambiguïté sur la date anniversaire à retenir pour faire jouer la résiliation annuelle », explique Stéphane Dessirier, directeur général de l'assureur MACSF. De fait, l'amendement Bourquin, qui a introduit la résiliation annuelle, ne précise pas la date à prendre en compte. Dans certains cas, il s'agira de la date de signature de l'offre de prêt ou du dernier avenant. « Chaque établissement peut choisir la date qui l'arrange. Tout est fait pour complexifier la résiliation », regrette Stéphane Dessirier.

Résultat, « nous avons des centaines de dossiers bloqués par les banques »

Source : Le Figaro, 09/08/2018, p. 22


Le conseil Apic Insurance

Et chez nous, il est possible de faire la même chose quoiqu'en disent les banques. Les assurances et frais annexes sont souvent moins chères et compensent largement les "avantages" taux qu'on vous fair miroiter



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